ORIENTATION DAY Thursday 31th August : les étudiants étrangers sont conviés à assister à la journée d’orientation à la National University of Ireland, Galway (NUIG). 9 :45 la réunion commence à l’heure prévue (je ne suis pas sûre d’avoir déjà vu ça en France …?!?). Les intervenants s’adressent à une salle comble, et savourent les applaudissements dont les gratifient de nombreux étudiants. La majorité de la salle vient des Etats-Unis, il y a aussi beaucoup d’Allemands et de Polonais, ainsi que des Français et quelques rares Asiatiques. Cette audience manque cruellement d’étudiants Africains… Nous sommes rassemblés dans la salle de sport aménagée pour l’occasion en grande salle de réception, avec moquette sur le sol et grands draps lourds aux teintes bordeaux qui recouvrent les murs mais laissent dépasser les paniers de basket. Il faut noter que la plupart des intervenants évoquent à un moment ou un autre le fleuron de la culture irlandaise : j’ai nommé la Guiness (ce n’est pas moi qui le dis !). Ainsi le représentant de la Police affirme qu’un bon alcotest après avoir bu quelques Guiness est de vérifier si on est encore capable de lire « Taxi » sur les voitures. Si on n’arrive même plus à déchiffrer les lettres fluos, c’est que le lendemain on risque d’avoir oublié une partie de la nuit en se réveillant avec un sacré mal au crâne. On peut supposer qu’il parle d’expérience. Quant au représentant des clubs sportifs de la fac, il nous a présenté un montage Avant/Après (sous-entendu « une année à Galway) : « AVANT » (photo d’un homme bodybuildé : muscles saillants et silhouette de taureau) et « APRES » (photo d’un homme au ventre extrêmement proéminent, affalé dans un canapé, bière à la main) le tout surmonté d’une mise en garde face au risque de la « GUINESS BELLY »… Moralité : on peut boire, mais il faut faire du sport à côté… A 13h nous avons droit à une pause déjeuner ; en bons moutons de Panurge, nous suivons le troupeau qui se dirige vers le restaurant de la fac. Dans la file d’attente nous regardons ceux qui passent à la caisse : certains paient plus de 10 euros leur petit plateau déjeuner. Méfiante, je ne prends qu’une simple assiette de frites … qui me coûte 2,20 euros … eh bien je pense qu ce resto U ne me verra pas souvent … Reprise des discours interminables agrémentés de phrases d’humour, que je suis contente de comprendre. On nous distribue la liste des cours que nous autres étrangers pouvons suivre … je m’aperçois rapidement que la plupart de ceux que j’avais choisis ne figurent pas dans la liste… Moment de découragement : Je n’ai toujours pas de logement, Je risque de me retrouver à suivre des cours qui ne m’intéressent pas et qui n’ont rien à voir avec mon sujet de mémoire, Je suis exténuée : je n’ai pas fait une vraie nuit depuis que je suis arrivée, Et il pleut … ce qui n’arrange rien ; Un point positif à cette fac tout de même : la vie associative semble être dynamique et bien organisée ; je me plonge dans le descriptifs des « Societies » d’art, de photo, de théâtre, de danse … il faudra choisir ! Alors que je suis plongée dans mes réflexions, une Irlandaise m’aborde, me demandant si je suis Française ; elle revient d’un an d’erasmus à Avignon. Nous commençons à discuter, passant de l’anglais au français, et vice-versa. On s’échange les numéros … D’autres rencontres, d’autres numéros … ; j’ai un numéro irlandais, qui risque de se retrouver bientôt dans la moitié des répertoires des 20-26ans de Galway. Ainsi j’ai déjà 4 Christopher : un Allemand, n Américain et deux Polonais ; ainsi que des prénoms aux sonorités nouvelles pour mes françaises oreilles : Dravêk, Sienah … & Tout ça ne fait que commencer ! (eh oui, je reste malgré tout …) Maintenant l’exploit à réaliser va être de trouver où me loger …